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François Hollande remplace DSK dans le coeur des français

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de la chute de DSK aux soutiens à François Hollande
En mai 2011 DSK s'expose... s'explose même... François Hollande récolte des soutiens

L'histoire de la chute de DSK est connue. Et "sans connaître l'issue", il fut rapidement écarté par le PS de la course à l'investiture... quand plus personne ne pouvait ignorer les ravages dans l'opinion des révélations. Par révélations, il s'agit moins de l'affaire américaine que la vie secrète d’un libertin très fortuné, tirant profit de son pouvoir politique...
Interrogé, fin mars 2012, sur l'antenne de France Bleu Nord, sur la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn pour "proxénétisme en bande organisée" dans l'affaire dite du Carlton de Lille, François Hollande se contentait d'un "c'est une affaire privée, pénible mais sur laquelle je n'ai pas de jugement politique à formuler."
Il doit sa chance historique à ces dossiers mais ils représentent aussi un poids préjudiciable à l'ensemble des socialistes.
Aux Etats-Unis, à la même période, se déroulait, devant la Cour suprême du Bronx, la première audience civile dans l’affaire du Sofitel de New York.
L’ombre de DSK planera sur les urnes. Avec quelles conséquences ? Les soutiens de Sarkozy ne manqueront pas d’administrer à Fabius, Aubry, Guigou et les autres des piqures de rappel sur leur engagement initial et complaisant auprès de l’homme providentiel du FMI.

Alors, Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS à l'Assemblée, annonçait son soutien au "candidat normal." Puis Jérôme Cahuzac, présenté comme un fidèle de Dominique Strauss-Kahn. Pierre Moscovici, qui se préparait au rôle de porte-parole, envisagea une candidature... Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, "strauss-kahnien", utilisait une belle expression : il "se rangerait" derrière François. Et comme l'expliqua François Patriat, sénateur "strauss-kahnien", ce fut le chemin de "la plupart des sénateurs strauss-kahniens."

Même Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy, est revenu... les médias ont évoqué leurs liens de camarade de promotion à l'ENA.

Certes, après "la défaillance" du champion attendu, Martine Aubry représenta aussi une possibilité. Et lors de la primaire, François Hollande ne fut guère épargné. Quatre candidats lui ont contesté le titre de représentant à la présidentielle : la première secrétaire, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls. Jean-Michel Baylet, en échange du pouvoir de nuisance que représenterait un candidat PRG, eut droit à une scène nationale (il fut soutenu par Bernard Tapie, « son ami », « c'est ma famille politique », confia-t-il au Parisien ; pour la présidentielle il soutient donc... Nicolas Sarkozy...)
Le scrutin de désignation du candidat eut lieu le 9 octobre 2011, avec 2,7 millions d'électeurs, des "sympathisants", et la plus grande surprise fut la marginalisation confirmée de Ségolène Royal dont la structure "désir d'avenir" n'est pas parvenue à relancer l'enthousiasme : 6,95 %. Manuel Valls pourra méditer les effets de ses saillies contre les 35 heures et autres dogmes socialistes : 5,63%.
Arnaud Montebourg avec 17,19 % se sent soutenu, courtisé. Martine Aubry : 30,42 %. François Hollande : 39,17 %.
Second tour le 16 octobre : personne n'ose prendre le risque de soutenir la candidate donnée perdante par les sondages. Arnaud Montebourg, après une lettre questionnaire aux finalistes, s’abstient de véritable consigne de vote : il indique qu'« à
titre exclusivement personnel », il votera pour François Hollande... et qu'il aurait voté pour Martine Aubry si elle avait été en tête !
1 607 268 voix pour François Hollande (56,57 %), 1 233 899 pour Martine Aubry.

Le PS aurait aimé convaincre le MRC de Jean-Pierre Chevènement et les écologistes de EELV de participer à cette primaire socialiste. Mais finalement, Jean-Pierre Chevènement a fini par se rallier et EELV a choisi Eva Joly, qui parviendra sûrement difficilement à atteindre le gouffre de Dominique Voynet en 2007 (1,57 %). Le Parti Communiste et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon furent aussi invités mais ils ont préféré "s'unir" en un de Front de gauche, dont le nom est peut-être bien trouvé...

Que retient-on de ces primaires ? Jean-Michel Baylet favorable à la légalisation du cannabis.
Martine Aubry dénonçant la « gauche molle », celle de François Hollande. Puis analysant son adversaire, après leur débat : « J'ai trouvé qu'il y avait des points de flou. J'ai bien compris qu'il essayait de passer entre les gouttes quand je lui posais un certain nombre de questions. Ma grand-mère disait : quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. » Un corrézien coupable d'avoir employé des « termes de la droite pour la CMU, pour les 35 heures. »
« ça me gêne toujours quand un homme de gauche utilise les mots de la droite. »
François Hollande s'exclamant « Quel serait mon péché, ma faute ?" puis « il faut arrêter cette escalade, je crois que c'est un dérapage ! » quand on lui oppose les propos de Martine Aubry le présentant comme « le candidat du système. » Un entraînement à la méthode de défense générale du PS face aux "attaques" de l'UMP.
Martine Aubry soutient désormais la victoire de cette gauche molle avec des mots de droite. Elle a peut-être quelques jours imaginé préférable une défaite présidentielle suivie d'une victoire législative et son appel à Matignon. Mais ce scénario improbable a dû la convaincre de s'impliquer loyalement... en espérant en être récompensée...

EXTRAIT ebook sur François Hollande , .
Ce François Hollande qui peut encore gagner le 6 mai 2012 ne le mérite pas.



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